Carta a Jean-Luc Melenchon, del Front de Gauche [versión francesa] / Pedro A. García

Posted on 2012/04/09

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Carta a Jean Luc Melenchon del Front de Gauche (France), 

Al ciudadano Melenchon,

Avec émotion, comme républicain et homme de gauche, très conscient du moment difficile que les peuples d’Europe subissent actuellement, j’ai écouté vos mots à Toulouse il y quelques jours. Sur la Place du Capitole se trouvait comme vous savez le drapeau tricolore de l’Espagne Républicaine qui ne s’est jamais rendu et qui ondulait a côté du drapeau de la République Française et les enseignes rouges de la solidarité. Quand vous avez salué notre drapeau avec respect, vous devez savoir que vous avez touché nos coeurs. Je voulais vous dire que nous n’avons jamais oublié les milliers de Français des Brigades Internationales qui se sont battus contre l’agression du fascisme propre et d’autrui. Ce fut il y a longtemps, mais l’exemple de ceux qui l’ont tout donnés pour la liberté au delà des frontières représente un principe moral indispensable que l’on doit toujours avoir présent. 

Aujourd’hui les peuples d’Europe, les travailleurs de toute l’Europe se retrouvent soumis aux diktats criminels de ceux qui veulent nous enchaîner et sacrifier nos libertés et nos droits. C’est le moment de lutter ensemble et de faire force pour mettre en place une coordination sociale, syndicale et politique  que permettra vaincre les marchés. Dans ce combat la mémoire historique est indispensable; nous ne devons pas oublier les luttes sociales pour les droits des travailleurs, des femmes, des immigrants que nos aînés ont menées et dont les réussites seront détruites. Pour ne pas être surpasser dans le futur, nous devons vaincre le présent et apprendre du passé. C’est pour cela que ces drapeaux qui ondulaient ensemble à Toulouse, nous les voyons comme une promesse de futur et un espoir inébranlable.  

En Espagne ceux entre nous qui avons décidé de combattre les marchés et gagner cette bataille nous luttons aussi pour un objectif qui déclinerait nos aspirations, la Troisième République, la République du Peuple. Ce désir, ce cri, est le paire de votre combat pour la 6° République, la “sociale”, que vous défendez, confrères et soeurs, dans votre lutte.

Dans votre campagne vous êtes en train de donner une formidable leçon sur comment construire l’unité de la gauche et de comment mener une campagne politique capable de redonner la force et l’espoir nécessaire à des millions de personnes, des citoyens et citoyennes, qui sont prêts à confronter le capital qui prétend écraser l’Europe. C’est un exemple qui va au delà de vos frontières. Nous avons été des millions d’Européens à écouter le cri de nos confrères grecs qui clamaient que les peuples d’Europe s’insurgent, mais ce sont vous les Français qui faites preuve d’être à la hauteur des évènements. Si les travailleurs français, si la citoyenneté se lance et s’organise dans un programme commun en solidarité au-dessus des personnes et des leaders, dans un but solide commun, ce que vous appelez la 6° République, ce jour-là on pourra dire que le peuple d’Europe s’est finalement soulevé et que le futur changea. L’ Europe entière vous observe. Le futur du Front de Gauche n’est pas seulement le votre. Le drapeau rouge de la solidarité et le tricolore de la République se hissent de nouveau. Ensemble ils seront invincibles. Nous auront besoin de beaucoup de mains qui les défendent. Les Républicains espagnoles, nous faisons votre lutte la leur.

Laissez-nous crier à vos côtés

Vive la Résistance!

Vive la République!

Pour la “Sociale” ! Pour la République du peuple!

Pedro A. García Bilbao

( Federación Republicanos)

[Versión al francés de R. Hart]