Francia lucha contra la Reforma laboral. Se extiende la Huelga: Que la colère est belle ! Poussons plus fort !

Posted on 2016/05/26

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Piquete en una carretera francesa, mayo de 2016


Francia: están entrando en huelga, sector por sector, empezando por el eléctrico y los transportes, se suman las Centrales Nucleares, es decir, bien pensado, si quieres parar el país pues empiezas por ahí y ya veras como se para todo. Aquí estamos en los Mundos de IUpi…

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Ya sabemos que es duro, que es un incordio, que no se puede tomar el coche, hacer esas cosas que teníamos que hacer, que habíamos quedado para la batucada o para la comunión de la nena, que vaya lío y ademas esto, es verdad, lo reconozco, te entiendo, pero ¡¡¡ es que esas leyes no son la solución!! no quieren mejorar lo que hay, quieren destruirlo para construir una jaula mucho peor…,

Saludo a los compañeros franceses que están protestando, que están movilizándose, que saben cómo actuar, cómo demostrar que sin el trabajo nada se mueve, nada existe, que sin el trabajo no hay riqueza, que el trabajo es lo que hace que el país se levante cada mañana y estén puestas las calles…, y que los trabajadores organizados son la fuerza decisiva siempre. ¡Tous cheminots, Tous refineurs, Tous routiers!

Recuerdo las huelgas del 96. Recuerdo cómo acabó extendiendo a España, los piquetes en el sur de Madrid, a Pepe Pérez Herrero, veterano del PCE, nuestro diputado en la Asamblea de Madrid, refugiado muchos años en Francia, aquella madrugada en el piquete cuando ya apenas le quedaban unos días de vida…

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El bloqueo a las noticias de la huelga en Francia contra la reforma laboral es de alucine. Tanto programa de debate, de análisis, de tertulianos listísimos, tanta pluralidad y confluencias y NADA de NADA. Ni una palabra de nadie. Es vomitivo.

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Pobrecitos franceses que sufren huelgas malvadas, no cómo en España donde estamos estupendamente.

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Oh oui, que la colère est belle !
Et cette colère qui monte, qui monte ….
Et malgré tout ce déchaînement des merdias, de tous ces soi-disant journalistes qui ignorent ce qu’est l’information objective et qui n’ont qu’une seule mission : répondre à leur maître; être obéissant..
Oh oui, il faut lire le dernier article de Jean Ortiz.

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Jean Ortiz, uno de esos compañeros hispano-franceses republicanos, ha escrito un artículo en favor de la lucha contra la reforma laboral en Francia. ¡una cosa es cierta, si no se lucha se pierde seguro!

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L´HUMANITE. Jean Ortiz. Mardi, 24 Mai, 2016 – 11:25
Que la colère est belle ! Poussons plus fort !

On peut gagner. Une chose est sûre : si l’on ne se bat pas, on perd.

Sur un ton martial, à défaut pour le moment de loi martiale , ils « sautent comme des cabris » et croassent comme grenouilles en rut : « libérez les sites !! », « libérez les otages !! ». Haro concerté contre la CGT pour la délégitimer et la casser. Oh le joli monde social des bisounours sans le grand syndicat de mobilisation, de rassemblement et de lutte des classes !

Le pauvre FH, Sapin (« le mouvement est illégitime »), Sarko, Cazenave, Valls, « droits dans leurs bottes versaillaises » d’apostats, ils braient, ils menacent, ils hurlent à « la dérive de la CGT », à « la subversion »… Rengaines éculées. Vieux discours cradingues, déshonorants, aussi vieux que leur système. C’est l’Elysée qu’il faut « libérer », qu’il faut contraindre à retirer cette loi pétainiste.

Le naufrage de ces minus qui jouent aux matamores est pathétique et dangereux. Ils sont en guerre contre les salariés, contre « l’ennemi intérieur », les « classes dangereuses », les routiers, les cheminots, les travailleurs des ports et des raffineries, ceux de la RATP, les jeunes, les pelés, les galeux, les pauvres, les gagne petit, les précaires, les chômeurs, les « riens ». Voilà leur tableau de chasse. Le Medef leur distribue citrons et réconfort à la mi-temps ; et il en redemande. Il se tape sur le ventre. Il n’a jamais trouvé de zélateurs aussi zélés pour faire le sale boulot : mater les travailleurs et les syndicats, les qui ne sont « ni vendus ni à vendre », les qui ne négocient pas « la grosseur des chaînes » qui enchaînent.

Ce printemps 2016 d’éclosion populaire inédite, inattendue, salutaire, leur fait peur. Il nous rassure, nous stimule, nous réenchante. Il ouvre enfin l’horizon… Il est à nous. Lorsqu’ils ont peur, c’est bon signe. Poussons ensemble plus fort ! « L’estaca », le pieu, va tomber si nous poussons tous ensemble. Tous des Luis Llach ! Tous cheminots ! Tous routiers ! Tous « raffineurs » ! Tous pour tous. « C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore » (Anatole France). « C’est Maintenant… » « Sí se puede ! ». On peut gagner. Une chose est sûre : si l’on ne se bat pas, on perd.

Ils auront beau réprimer, gazer, matraquer, enfumer, provoquer, cogner, menacer… l’espoir, le vrai, l’intarissable, celui des exploités, demeure irrépressible, résiste à toutes les répressions. « Répression ! Répression ! » (Colette Magny). Leur panique, leur agressivité, leur brutalité, met à nu leur faiblesse, leur fiasco, et la faillite du capitalisme. Leur monde.

Que la colère est belle lorsqu’un peuple se lève et crie « Basta ya ! » !! « Basta » de leurs mensonges, de leur mépris! Dans leur esprit, le capitalisme est immuable et le seul système possible. Ils sont en train de prendre une sacrée baffe ! « Palante ! » « En avant ! ». Quelle que soit l’issue, ce printemps 2016 aura marié et marie le soleil, les éclaircies, le tonnerre, les aurores flamboyantes, l’envie d’un monde désirable. Oui c’est possible ! On peut retourner l’omelette. Rien ne peut effacer ce qu’écrivent les « olvidados », les damnés d’aujourd’hui. Comme ceux d’hier. Une « passion jouissive » est en marche. J’aime les rosiers de mon patio. Ils rougissent chaque jour davantage.

 

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